Quand il était petit, Stanislas pensait que la vigie des navires qui voguaient dans les romans d’aventures, devait se sentir bien seule. Postée tout là haut, au dessus des flots, sentinelle obstinée, guetteur solitaire en quête de terre salutaire… Une image obsédante qui l’a poursuivi jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à en faire le thème de son nouvel opus. Deux ans après « L’équilibre instable », l’album de la découverte et de la reconnaissance, voici « Les carnets de la vigie », nouvel épisode des aventures harmoniques d’un artiste singulier. Un disque à la fois étrangement familier et sensiblement différent, comme une continuité dans la maturité. Si, dès les premières notes, on reconnaît la patte de Stanislas, ces envolées au classicisme lyrique, cette voix de tête angélique et vertigineuse. |