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Depuis plus d’un demi-siècle, Pierre Perret, l’enfant de Castelsarrasin, s’identifie à la chanson populaire française, à sa diversité, à sa fécondité, à sa saveur.

C’est dire qu’il vient de loin dans notre passé. Il marche dans les pas de Villon et de Rabelais comme dans ceux de Brassens et de Ferré. Pendant des siècles la chanson a jailli du peuple, de ses passions, de son imagination, de ses combats et de ses rêves. Longtemps elle fut de tradition orale avant que le support en papier permette d’en assurer la durée sous forme de libellés, cet ancêtre du tract, d’almanachs, de partitions proposés par les colporteurs.

Mais, faute d’avoir été imprimées ou encore parce qu’elles s’exprimaient dans les dialectes et patois d’autrefois ou enfin parce que leur contenu se rattachait à l’éphémère, beaucoup de chansons, la majorité, sont tombées dans l’oubli. Depuis un siècle la radio, les disques, la télévision ont fini par transformer la chanson en un pur produit commercial imposé par le haut.

Pierre Perret
est l’un de ceux-là. Fervent serviteur de la langue française l’homme du "dictionnaire du parler des métiers’’ part aujourd’hui à la rencontre d’une des veines les plus secrètes et les plus menacées de l’immense tronc commun de la chanson populaire : la chanson étudiante et paillarde.